Burkina Faso : Le lieutenant-colonel Damiba dépassé par les réalités du pouvoir ?

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Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et ses hommes ont fait un coup d’Etat au Burkina Faso parce que selon eux, le président d’alors, Roch-Marc Christian Kaboré peinait à résoudre la crise sécuritaire. Quelques mois après, la situation est devenue pire. Que doit-on conclure ? Que les réalités du pouvoir ne sont pas toujours ce que l’on pense ?

Quoi qu’il en soit, le président de la transition burkinabè doit aujourd’hui se rendre compte que les choses n’étaient pas aussi faciles pour son prédécesseur. Ils l’ont accusé de ne pas en faire suffisamment et de ne pas mettre assez de moyens à la disposition de l’armée. Il semble qu’il y avait aussi la corruption qui gangrenait la grande muette. Mais, cela justifiait-il un coup d’Etat ?

En tout cas, nous ne sommes plus à l’étape où il faut se poser ce genre de question. Le lieutenant-colonel Damiba a pris le pouvoir pour faire ce que Kaboré n’arrivait pas à faire. Son action avait reçu un soutien populaire immense. Sans doute que les Burkinabès commencent à s’en mordre les doigts. Aujourd’hui, la situation est pire que celle qui existait.

Les attaques se multiplient et sont devenues plus meurtrières. Les déplacés internes augmentent considérablement. La sécurité alimentaire est en danger. La Cedeao vient de faire un prêt de 6 500 tonnes de céréales remboursables grain pour grain au Burkina Faso. Mais, en y réfléchissant, pendant que les djihadistes continuent de renvoyer les populations de leurs terres, comment est-ce que le pays de Thomas Sankara compte-t-il produire suffisamment, nourrir sa population et rembourser ces prêts ?

C’est sous le pouvoir des putschistes que le Togo, pays voisin du Burkina Faso, a enregistré sa première attaque meurtrière. La menace se resserre un peu plus sur le pays de Faure Gnassingbé. La région des Savanes frontalière avec le Burkina Faso a déjà accueilli plus de 600 déplacés. Et l’on annonce d’autres mouvements de populations.

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