Cédéao : Équation d’avantage compliquée pour Faye et Faure

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Quelques heures après le sommet historique de l’Alliance des États du Sahel (AES) et qui a accouché d’importantes décisions, les chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des chefs de la diplomatie de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se sont également réuni à Abuja au Nigeria.

La conférence a commencé par un long huis clos qui a duré au moins deux heures. Les chefs de l’État se sont enfermés. Cela voulait simplement dire que l’heure est grave.

Les États de l’AES venaient à nouveaux de compliquer l’équation pour les dirigeants de l’organisation sous régionale.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est envoyé vers les dirigeants de l’AES afin de les convaincre de revenir à la “maison”. Il sera appuyé dans sa mission par le président togolais Faure Gnassingbé.

Mais, vu les discours tenus par les dirigeants de l’AES samedi dernier, est-ce que l’on n’envoie pas finalement ces deux personnalités de bonne volonté pour une mission impossible ?

Sauf peut-être si la Cédéao accepte d’être réformée comme le propose les nouveaux dirigeants du Sénégal, adopte des mesures historiques de rupture totale avec les habitudes du passé, notamment son positionnement géopolitique, et donne assez d’assurance aux peuples de l’AES.

Mais, franchement les chances d’une réussite sont minces. Si les dirigeants de l’AES ont décidé de tenir leur sommet à la veille de celui de la Cédéao, cela n’est pas anodin. L’objectif était de prendre de l’avance et de rendre la Cédéao complètement amorphe et ridicule.

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