Changement climatique : L’Afrique est désormais aussi coupable ?

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Pendant longtemps, l’Afrique a été une victime du changement climatique, et non une responsable, puisque l’ensemble du continent émet autour de 4% des Gaz à effet de serre (GES) au niveau mondial. Mais, de nouvelles études font croire à un revirement de situation.

Selon les données compilées par le Global Change Institute de l’université du Witwatersrand de Johannesburg en Afrique du Sud, le continent émet désormais plus de gaz à effet de serre qu’il n’en absorbe.

L’Afrique émettrait l’équivalent de 4,5 milliards de tonnes de CO2 chaque année. Mais il n’en absorbe plus que 4 milliards de tonnes, selon les chercheurs. L’on peut constater que l’écart dont il est question ici est n’est pas aussi important que l’on veut le faire observer.

L’on met en cause l’augmentation de l’utilisation des combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz) ces 10 dernières années, qui émettent des gaz à effet de serre, même si l’on reconnait que cela reste peu comparé à d’autres régions du monde plus développées.

En effet, jusqu’ici, l’Afrique a émis plus de GES que quel continent ou pays ? Ce n’est pas parce que des pays africains décident d’exploiter leurs ressources alors que l’on voulait les empêcher et en profiter, qu’il faut sortir des études de ce genres pour distraire le public.

Il semble aussi que l’Afrique est responsable de près de 40 % des émissions mondiales liées à l’utilisation des sols. C’est dire aussi que la révolution agricole que veut faire l’Afrique dérange certain, alors qu’ils sont les champions de l’agriculture intensive…

Quoi qu’il en soit, les coupables en matière de réchauffement climatique sont connus; ils l’ont reconnu, seulement qu’ils ne sont pas sincères quand ils disent vouloir assumer leurs responsabilités. L’Afrique ne sacrifiera donc pas non plus son développement.

Il faut que tous les pays jouent franc jeu. Si certains continuent à vouloir dribler les autres pour en tirer des profits, il sera difficile qu’il y ait une confiance assez forte pour faire avancer suffisamment l’agenda climatique au profit de l’humanité.

La rédaction

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