Ibrahim Traoré : “Si nous sommes pauvres, partez et laissez nous”

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En marge du premier sommet de l’Alliance des États du Sahel (AES), le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso a rencontré la communauté burkinabè à Niamey au Niger.

Lors de cette rencontre, il a tenu un discours digne d’intérêt pour les Africains. Le chef de l’État burkinabè a évoqué le fait que son pays et les autres du Sahel soient souvent classés parmi les plus pauvres au monde.

Cela leur plait de classer les pays du plus riche au plus pauvre. Et c’est nous les pays sahéliens les plus pauvres. Alors, nous avons pris nos responsabilités en leur disant de partir, nous allons nous organiser pour nous développer; là aussi ils refusent de partir”, a-t-il déploré.

Le capitaine Traoré ne comprend pas comment l’on peut exploiter de l’uranium dans des zones qui demeurent dans le noir pendant des décennies; et pendant ce temps, ceux qui viennent exploiter baignent dans la lumière.

Il ne peut pas non plus comprendre comment l’on peut exploiter de l’or dans son pays pendant des années, et qu’il n’y ait même pas de routes pour accéder aux sites où l’on fait l’exploitation. Cette situation est observée dans beaucoup de pays en Afrique subsaharienne.

Les Africains ont toujours voulu que leurs dirigeants concluent des accords miniers qui bénéficient en priorité à leurs populations. Si des partenaires ne veulent pas accepter les termes de ces contrats, il faut tout simplement se tourner vers d’autres.

Et c’est ce que font les pays de l’AES. même si l’on leur colle toutes sortes d’étiquettes et que l’on les traite d’illégitimes et de dictateurs, ces dirigeants semblent prendre une trajectoire à laquelle leurs peuples adhèrent.

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