La diversité des cultures est très souvent au service de la protection de la biodiversité

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La diversité des cultures est très souvent au service de la protection de la biodiversité (la diversité des formes de vies). Dans beaucoup de cultures, il y a des pratiques très courantes qui permettent de protéger la biodiversité tant animale que végétale. C’est d’ailleurs pourquoi, même s’il y a des pratiques culturelles qu’il faut rejeter, il y en a par contre que l’on doit préserver à tout prix. La directrice générale de l’Organisation des Nations unies, pour l’éducation, la science et la culture pense que la diversité des cultures peut aider à imaginer des solutions face à la destruction de la biodiversité.

« La diversité des expressions culturelles est une occasion extraordinaire de comprendre comment la biodiversité est perçue à travers le monde, d’apprendre le uns des autres et d’imaginer des solutions », affirme Audrey Azouley, directrice générale de l’Unesco. En Afrique et au Togo, il y a des forêts auxquels l’on ne doit pas s’attaquer, il y a des espèces d’arbres qu’on ne peut pas couper sans la permission de certaines divinités, certaines espèces  d’animaux sont des interdits en matière de consommation alimentaire pour certains peuples. Parfois ce sont des pratiques culturelles qui sont érigées en croyances religieuses. Et cela permet de préserver ces espèces.

Les peuples autochtones disposent de savoirs ancestraux qui sont utiles à la protection du patrimoine écologique mondial.  Ces savoirs leurs permettent d’utiliser durablement leur biodiversité dans un contexte de fortes pressions anthropiques et de changement climatique. Chez les Kabyè, un peuple du nord Togo, on passe par les contes, les chants, les mythes et les légendes pour véhiculer le message relatif à l’importance de la biodiversité et de sa protection. La sacralisation des espèces et des écosystèmes, l’usage des anthroponymes et les cérémonies traditionnelles sont des pratiques culturelles permettant aux Kabyè de conserver durablement leur biodiversité.

En Guinée, les plantes médicinales constituent un élément d’identité culturelle à travers la spécificité de leur forme d’utilisation. Les différents usages qui sont faits des plantes médicinales découlent d’un ensemble de savoirs et de savoir-faire permettant d’améliorer les conditions de vie des populations. C’est pour ces raisons que les espèces floristiques entrant dans la pharmacopée, dont dépendent la survie des populations locales et un certain équilibre de la biodiversité sont, dans la plupart des cas, protégées dans diverses régions du pays par les chefs coutumiers.

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