Ouganda : Des extensions de cheveux et autres accessoires à base de déchets de bananes

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L’Ouganda est l’un des premiers producteurs de bananes en Afrique et les Ougandais eux-mêmes en sont de grands consommateurs. Cultiver ce fruit entraîne de nombreux déchets. Une start-up locale a décidé de faire du recyclage. L’entreprise récupère les déchets des troncs de bananier pour les transformer, notamment en textile.

” Nous avons décidé de travailler avec la fibre de banane en raison, tout d’abord, de l’avantage que possède l’Ouganda. C’est l’un des plus grands producteurs et consommateurs de bananes au monde. Cela nous laisse des millions de tonnes de déchets, car la banane ne pousse qu’une fois et ne se récolte qu’une fois. Après la récolte, la tige est donc un déchet”, explique John Baptist Okello, directeur commercial de la start-up TEXFAD.

Les tiges de bananier sont séchées puis introduites dans une machine qui les transforme en fibres résistantes. À partir de là, les possibilités sont multiples. Ces fibres permettent à l’entreprise de créer des tapis, des dessous de table etc…Une bonne idée en faveur de l’économie circulaire.

“Notre contribution à la chaîne de valeur consiste à apporter un revenu supplémentaire à l’agriculteur, à transformer ces déchets en quelque chose de précieux que nous vendons à nos partenaires qui fabriquent également des produits qu’ils peuvent vendre. Nous faisons cela pour créer des revenus supplémentaires, pour créer des emplois pour nous-mêmes et pour contribuer à l’industrialisation de l’Ouganda et à l’amélioration de la vie des Ougandais”, explique Aggrey Muganga, chef d’équipe dans l’entreprise Tupande Holdings.

Ces fibres permettent aussi de fabriquer des extensions pour les cheveux. L’avantage, c’est qu’une fois utilisées, ces extensions biodégradables peuvent être enterrées pour servir de compost.

“Le problème avec les fibres synthétiques, c’est qu’elles sont si obstructives que partout où vous allez, même si vous allez creuser dans les jardins en ce moment, vous trouverez des fibres synthétiques, ce qui n’est pas très écologique comparé aux nôtres qui sont des fibres biodégradables. Elles peuvent donc pourrir et se décomposer, elles n’empêchent pas l’eau de circuler dans le sol”, explique Faith Kabahuma, cheffe du département des cheveux en fibres de banane chez TEXFAD.

Grâce à cette activité respectueuse de l’environnement, l’entreprise a également pu créer des emplois dans la région. Elle souhaite désormais s’étendre sur le plan national et dans le reste du monde.

LP

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